Préserver le passé
et bâtir l’avenir.
Préserver les histoires, les lieux et l’héritage d’Embrun et la région de 1841 à aujourd’hui. Découvrez notre histoire, impliquez-vous et contribuez à garder le passé vivant pour les générations futures.
Préserver notre patrimoine
La Société historique d’Embrun est un organisme communautaire à but non lucratif dédié à la préservation et au partage du riche patrimoine francophone d’Embrun. Notre mission consiste à protéger les histoires, les lieux et les héritages qui ont façonné notre village, afin de les rendre accessibles aux générations futures.
Nous sommes un groupe de citoyens engagés qui travaillent à transformer l’ancienne gare d’Embrun en musée local. En tant qu’organisme de bienfaisance enregistré, nous croyons que comprendre notre histoire renforce l’esprit communautaire et la résilience, particulièrement en période de défis.
Notre patrimoine
Explorez les personnes, les lieux et les événements qui ont façonné l’identité unique d’Embrun.
L’histoire d’Embrun
Découvrez comment notre village est passé de débuts modestes à une communauté dynamique. Apprenez-en plus sur les personnes, les lieux et les moments qui définissent Embrun.
Histoire du NY central
Le chemin de fer était la bouée de sauvetage du village d’Embrun à ses débuts, reliant notre communauté au reste du Canada. Découvrez l’histoire de la ligne du New York Central et son impact.
Notre musée
Entrez dans l’ancienne gare d’Embrun restaurée, maintenant un musée local consacré à la préservation des artéfacts, des photographies et des récits qui racontent notre passé et l’évolution de la communauté.
Son histoire dans ses propres mots
Jean-Pierre Proulx
Carrière à Parcs Canada
Je suis né en 1943 à Plessisville (Qc) où j’ai fait mes études primaires et secondaires. J’ai obtenu mon baccalauréat de l’université d’Ottawa en 1966 et ma maîtrise en histoire en 1968. La même année, j’ai commencé à exercer les fonctions d’historien chargé de la recherche à Parcs Canada où je suis demeuré jusqu’à ma retraite en 1995. Au cours de ces 27 années, j’ai réalisé plusieurs expositions dans des lieux historiques des provinces maritimes dont ceux de Signal Hill, Castle Hill et la tour Cabot à Terre-Neuve, Grand-Pré en Nouvelle-Écosse et Red Bay au Labrador. Durant la même période, j’ai également rédigé plusieurs ouvrages dont une histoire de la pêche à la baleine par les Basques au Labrador au XVIe siècle. Cette synthèse, de quelques centaines de pages réalisée à l’aide de manuscrits espagnols, est aujourd’hui reconnue internationalement comme étant l’une des meilleures études sur le sujet.
Histoire d’Embrun
Mon intérêt pour l’histoire d’Embrun remonte à la fin des années 1970. Le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques avait alors demandé à mon épouse et enseignante, Francine Bourgie, de rédiger un document sur l’histoire d’Embrun dans le cadre d’un programme scolaire. Comme le sujet m’intéressait, j’ai décidé de l’aider à réaliser son projet. Vers la même époque, des résidents et résidentes avaient mis sur pied un comité chargé d’organiser les fêtes du 125e anniversaire d’Embrun qui devait avoir lieu en 1981. J’ai proposé à ce comité, dont je faisais partie, de rédiger une histoire d’Embrun. La proposition a été acceptée et c’est ainsi qu’est né le livre Histoire d’Embrun paru en 1981. Il est à noter que cet ouvrage a mérité en 1982 le prix Clio décerné par la Société historique du Canada au meilleur livre d’histoire régionale au Canada.
Par la suite, j’ai rédigé plusieurs articles sur divers sujets reliés à l’histoire locale dont l’histoire du service des incendies (1984), l’histoire de la Caisse populaire (1985), l’histoire des Soeurs Grises de la Croix à Embrun (1987), l’histoire de l’église locale (1991), Embrun au jour le jour (2006), un jeu questionnaire de 100 questions sur l’histoire d’Embrun (2006), l’histoire de l’école secondaire (2010), tous les textes historiques qui apparaissent sur le Monument de la Francophonie (2018) et deux articles parus dans Le Chaînon (2023 et 2025). En plus de ces publications, j’ai compilé des centaines de pages d’information provenant de diverses sources (archives paroissiales et municipales, journaux, annuaires, recensement…etc) et recueilli près de 700 photos avec légendes relatives à l’histoire locale. Toute cette documentation est maintenant disponible pour le public et les organismes à la bibliothèque d’Embrun.
Outre ces recherches et ces publications, j’ai également géré ou participé à la création des armoiries d’Embrun (1981), le jumelage des villes d’Embrun France et d’Embrun Canada (1981), la création d’un musée d’histoire locale (1981), l’acquisition de la Maison des arts (1981) et de la borne de la liberté (1995) et la présentation au public d’un jeu questionnaire de 100 questions sur l’histoire d’Embrun (2006).
Maison des Arts
À l’origine, cette maison était située sur le chemin Hall, près du village de Carlsbad Spring, dans l’ancienne municipalité de Gloucester. Construite au début des années 1880 par Ewan Cameron, elle est demeurée la propriété de cette famille jusqu’à la fin des années 1970. En 1980, la Commission de la Capitale nationale en a fait l’acquisition et l’a déclarée de valeur patrimoniale en raison de son style architectural particulier et relativement rare. Il existait alors seulement quatre maisons similaires au Canada.
Toutefois, n’ayant pas les ressources financières nécessaires pour assurer son entretien, la CCN a vendu la maison à la municipalité de Russell pour la somme symbolique de 1 $. En février 1981, grâce à des subventions qui assumaient une grande partie des coûts, la municipalité de Russell a fait déménager la résidence sur son emplacement actuel. Elle a ensuite fait appel à d’autres programmes d’aide financière du gouvernement fédéral et à l’expertise des services techniques de la CCN pour effectuer des travaux de restauration qui furent complétés à temps pour les fêtes du 125e anniversaire du village en 1981. En somme, l’acquisition, le déménagement et la restauration de l’édifice n’ont pratiquement rien coûté aux contribuables de la municipalité de Russell.
Depuis 1981, la Maison des arts a servi de musée d’histoire locale pendant quelques années, de dépôt d’archives, de siège social pour l’Hélicon, (l’ancêtre de la Maison des arts), de lieu de réunion pour divers organismes dont les Scouts, de salle d’exposition pour les artistes locaux, de lieu de réception pour des cérémonies officielles telles que le dévoilement de la borne de la liberté en 1995 et, finalement, de siège social pour la Maison des arts depuis 1989. En mars 2003, la municipalité a fait greffer au bâtiment original une allonge de 4 000 m2.
Gare du New York Central
J’ai été très peu impliqué dans l’acquisition et la gestion de l’ancienne gare du New York Central. C’est Albert G.C. Bourdeau qui a fait pratiquement toutes les démarches.
Voici néanmoins quelques mentions à la gare qui se retrouvent dans mes éphémérides.
- Dans le cadre d’un référendum tenu le 27 avril 1897, la population de la municipalité de Russell se prononce en faveur du règlement #114B-1897 qui propose de verser une subvention de 10 000 $ à la compagnie de chemin de fer New York Central qui est à construire une nouvelle voie entre Ottawa et Cornwall. En échange de cette subvention, la compagnie s’engage à modifier le tracé original de manière à desservir Russell et Embrun, à y construire des gares et à maintenir au moins deux trains de passagers quotidiennement. Le résultat du vote tenu le 24 avril 1897 est de 380 résidents et résidentes en faveur du projet et 105 contre.
- Le 4 janvier 1898, le journal Ottawa Citizen rapporte que la gare du New York Central à Russell est pratiquement terminée. De plus, le journaliste félicite l’entrepreneur William Warwick de Brockville pour son beau travail. Il est logique de croire que le même entrepreneur a dû construire les gares d’Embrun et de Berwick puisqu’un article paru dans le Record de Chesterville le 10 février précise que M. Warwick est l’entrepreneur chargé de la construction des gares du Ottawa and New York Railway qui deviendra plus tard le New York Central.
- Le 13 février 1980, le journal Le Carillon indique que la municipalité de Russell vient d’acheter l’ancienne gare de Berwick qui sera par la suite déménagée à Embrun et transformée en musée ferroviaire.
- Le 19 janvier 1981, la Commission de la Capitale nationale verse la somme de 10 000 $ à la municipalité de Russell pour la restauration de l’ancienne gare de chemin de fer du New York Central de Berwick qui vient d’être déménagée au début de la piste cyclable. C’est dans le cadre de cette subvention que M. Murphy a travaillé à restaurer la gare qui était en très mauvais état à son arrivée à Embrun. C’est Albert Bourdeau qui avait embauché M. Murphy.
- Le 12 mai 1961, la municipalité de Russell met en vente dans le quotidien Le Droit une salle municipale mesurant 36 pieds (11 mètres) de largeur sur 72 (22 mètres) de longueur. Le bâtiment de deux étages situé à Embrun est en parfait état et est doté d’un système de chauffage automatique. Il est difficile d’identifier avec précision ce bâtiment mis en vente par la municipalité. Peut-être s’agit-il de la gare du New York Central que René Ménard achètera quatre mois plus tard.
- Le 30 juillet 1997, la Chambre de commerce d’Embrun ouvre un comptoir de vente et un centre d’information touristique dans la gare érigée au début du sentier récréatif.
- Le 17 février 2003, le quotidien Le Droit indique que la communauté d’Embrun pourra bénéficier pendant 10 semaines du travail bénévole de 11 participants au programme Katimavik. Je ne sais pas si ces bénévoles ont travaillé ou non à la gare.